Jérémie Niel nous offre une adaptation de Phèdre sonore et obsédante. Une pièce qui vit la tragédie Grec en éveillant nos sens et nos émotions au-delà du texte. Un malaise  »Lynchien » de jeux de lumière et de son où notre pouls est rythmé à celui des comédiens. Nous avons l’impression d’assister impuissant à l’agonie Hippolyte (Emmanuel Schwartz). La prestation quasi-muette de Thésée (Benoît Lachambre) habité par la vengeance nous glace le sang par sa simple présence, qui s’associé parfaitement à cet esthétique sonore invisible qui semble nous noyer. Je suis sortie de cette pièce pourvu de sentiments inexpliqués, un peu choqué et bouleversé, comme si j’étais moi aussi victime, de ce crime passionnel.

Jenn Pocobene