C’est un Macbeth-rock auquel nous convie la metteur en scène Angela Konrad. En effet, ses précédentes mises en scène nous ont démontrées l’intérêt qu’elle porte à la relecture/ réadaptation des classiques (La Cerisaie, Richard III…), et la traduction « québécisée » de Michel Garneau sert parfaitement cette proposition dans la mesure où sa langue apporte une texture particulière à l’ambiance glauque, dark et baroque de la mise en scène.

Pouvoir, violence, sexe. Si on connaît bien les personnages sanglants que sont Macbeth et sa femme, Lady Macbeth, les moments rock qui ont été ajouté à leur partition originale offrent de nouvelles pistes de lecture, et nous présente ces personnages sous un jour certainement plus contemporain.

Il est intéressant de remarquer que l’état du plateau évolue en parallèle aux personnages de Macbeth et Lady Macbeth; plus leur règne tyrannique tire à sa fin, plus le plateau se décompose et devient encombré.

C’est avec un plaisir à la fois malsain et intellectuel que l’on redécouvre le classique de Macbeth à travers la mise en scène audacieuse, ingénieuse, trash et éclatée d’Angela Konrad.

Florence Cardinal-Picard, ambassadrice de l’Usine C