Peau, chair et os

Conception et mise en scène : Gilles Maheu
d’après les textes Paysage sous surveillance d’Heiner Müller et Alceste d’Euripide
Dramaturgie et assistance à la mise en scène : Diane Pavlovic
Musique originale : Alain Thibault
Chorégraphie : Gilles Maheu, Johanne Madore, Rodrigue Proteau
Scénographie : Stéphane Roy
Éclairages : Michel Beaulieu
Costumes : Georges Lévesque
Conception photo/vidéo : Yves Dubé
Avec 6 comédiens et 2 musiciens

ESPACE LIBRE, MONTRÉAL, FÉVRIER 1981

Peau, chair et os s’inspire de Paysage sous surveillance de Heiner Müller, une retouche à l’Alceste d’Euripide à laquelle se mêlent des souvenirs épars des Oiseaux d’Alfred Hitchcock. Alceste, ayant accepté de mourir pour laisser vivre son mari, est revenue voilée des Enfers vers un époux qui avait juré de n’accueillir aucune autre femme. À partir de cette figure ancienne, l’image décrite par Müller dérive entre duel et érotisme, dans un paysage mythique situé entre steppe et savane; le regard qui y entre, fasciné, n’en ressort plus.

Une femme revenant obstinément de chez les morts s’y fait assassiner quotidiennement après le même coït brutal ; L’homme tient dans son poing un oiseau figé dans un cri tandis qu’un autre oiseau dirige son bec vers la femme.

Cette lutte entre tout ce qui bat dans les veines de la planète en épouse avec ivresse les cycles et les révolutions.

ÉCHOS DE LA PRESSE

« C’est peut-être le spectacle le plus ambitieux, le plus dangereux aussi de Gilles Maheu qui n’a jamais réuni autant de moyens sur scène. Il sollicite à l’extrême son public dans une succession d’images qui rejoignent les pulsions les plus secrètes de l’homme…. » J. Beaunoyer, LA PRESSE, Montréal, mai 91.

« Des moments parmi les plus puissants que Maheu ait créé. » S. Godefrey, THE GLOBE AND MAIL, Toronto, mai 91.

« Du théâtre physique explosif à l’extrême. » K. Greenaway, THE GAZETTE, Montréal, Mai 91.

« Peau, Chair et Os est un spectacle splendide, d’une grande magie. Une fois de plus, dans une continuité prodigieuse, affirmant sa volonté de recherche, Gilles Maheu perfectionne ses moyens d’expression. Il accomplit un travail remarquable qui frappe par la maitrise de ses inventions. Par la pureté et par l’intensité du dessin scénique, vocal et musical de cet oratorio post-tragique, le metteur en scène atteint à la condition nécessaire du grand art: montrer simplement (en apparence) la complexité du monde, de l’humain et de l’artistique. » W. Krysinski, VICE VERSA, Montréal, septembre 91

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