Habituée à ancrer les pièces que je vois dans le social et à élaborer des argumentaires, après Quills, je ne savais pas trop que penser. Non pas que je me sois ennuyée durant ces deux heures vingt, mais simplement qu’ayant passé un bon temps, ayant été happée par le récit, les acteur et actrices, la mise en scène, je n’ai pas nécessairement tiré de réflexions méritant élaboration, alors que la pièce se voulait avoir un propos sur la censure qui serait d’actualité.

C’est aussi que l’Usine m’a habituée à des création originales (dans le sens « d’origine ») présentant souvent peu de mise en scène, alors que là je me sentais mise devant à la fois une superproduction, mais aussi une devant une adaptation d’une œuvre américaine (avec une part d’appropriation non-négligeable due à la traduction et à Ex Machina). Je m’attendais toutefois à quelque chose de gros, une sorte de pièce maîtresse de la saison, et c’est ce que c’était.

Toutefois, ce que j’en ressors comme expérience, c’est celle d’une mise en scène ingénieuse, fonctionnelle, visuellement abasourdissante et qui présente un grand équilibre entre le fond et la forme, une mise en scène justifiée ; puis l’impression d’avoir assisté littéralement à un spectacle, à une performance de haute qualité de la part des acteurs et des actrices.

 

Post-Scriptum : C’est sold-out (mais vous pouvez vous procurer des billets pour la représentation de la soirée-bénéfice le mardi 5 avril).

Patricia Houle, Ambassadrice