Quills nous plonge au cœur de l’asile de Charenton où le marquis de Sade est incarcéré et confié aux soins de son médecin et de l’Abbé de Coulmier.

Les acteurs évoluent dans un espace scénique où des miroirs sont ingénieusement disposés. Ce dispositif crée des scènes visuellement étonnantes, proches d’un rendu cinématographique. Les reflets s’enchevêtrent, se multiplient, s’effacent pour donner vie à l’imaginaire des personnages, à leur folie, et nous font voyager dans les espaces sans fin de l’asile.

Cette pièce audacieuse est une réflexion sur l’art libre et la liberté d’expression.

Les personnages sont dépeints avec beaucoup de subtilité. Le marquis, insolent et lumineux, animé par sa pulsion d’écrire, et les geôliers, dont les natures humaines se révèlent, donnent au récit une profonde richesse philosophique. Se croisent ainsi les questions de moralité et de bienséance, de la censure, du rôle de l’art et de la responsabilité de l’artiste face aux répercussions de son œuvre.

Pauline Mallemanche, Ambassadrice