D’un décor vide de tout en ouverture – aucune lumière, aucun accessoire, aucune couleur, etc. – Germinal terminera par accumulation à être surchargé par ses éléments. C’est que, dans la quête très ludique de ses personnages de réapprendre les symboles de la communication du début, en commençant par le langage écrit, le bruit finit par poindre. Le propos paraît lourd, mais est ici présenté comme un jeu qui subvertit les codes théâtraux pour garder le spectateur aux aguets. La courte durée permet à l’exercice de ne jamais se répéter de sorte que, d’un départ où tout était possible jusqu’à la fin obligée, Germinal a examiné son propos sur toutes ses facettes en gardant un rythme de nouvelles d’idées constant. Dans son amusement, la pièce laisse tout de même à penser sur le caractère absurde – et donc comique – des symboles appris au fil des années. Les surprises initiales passées, Germinal réussit ultimement, par son ludisme, à provoquer la réflexion.