Artistes en résidence

Depuis sa fondation en 1995, l’Usine C a mis en place un programme de résidences dans le but de soutenir les artistes dans leur processus de création d’œuvres inédites.

En plus du soutien à la création, l’Usine C collabore à la diffusion des œuvres conçues en résidence en offrant aux artistes la possibilité de les y diffuser.

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Angela Konrad

Metteure en scène et dramaturge d’origine allemande, Angela Konrad amorce sa carrière en France où elle monte et démonte Bertolt Brecht (Baal, La mère), William Shakespeare (Richard III, Hamlet) ou encore Heiner Müller (Paysage sous surveillance). Variations pour une déchéance annoncée marque les premiers pas de la compagnie LA FABRIK qu’elle fonde à Montréal en 2011. LA FABRIK a le souci d’une lecture de la société actuelle et de ses contradictions à travers des textes anciens et modernes

La compagnie LA FABRIK dirigée Angela Konrad vise la recherche artistique et la création théâtrale fondée sur un décloisonnement des disciplines artistiques et une mise en question des rapports hiérarchiques du travail de création. Le projet de la compagnie porte le souci d’une lecture du monde actuel et de ses contradictions à travers des textes anciens et nouveaux.

Les projets de la Compagnie se fondent sur la relecture des textes du répertoire, des textes dramatiques contemporains et des écritures non-dramatiques, à la lumière des interrogations du temps présent et en prise avec une conscience aigüe du monde actuel loin de toute forme de néo-romantisme incluant le mythe du génie, l’exotisme et les dérives de l’individualisme néo-libéral. Ainsi, le travail cherche à rendre compte non seulement des enjeux du monde contemporain, mais interroge également les modes de fonctionnement de la création artistique. Le théâtre dans le théâtre devient alors la métaphore de l’homme en prise avec les contradictions de l’Histoire. Un laboratoire de la subjectivité contemporaine en somme : lucide, impitoyable et excessivement tendre.

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Annabel Soutar

Annabel Soutar est née à Montréal où elle a grandi. Elle a étudié le théâtre à l’Université Princeton, décrochant un diplôme en mise en scène et en dramaturgie. Sous la direction d’Emily Mann, dramaturge de renom et directrice du célèbre McCarter Theatre du New Jersey, elle a développé son approche documentaire du théâtre. Depuis 1995, elle applique cette approche aux pièces qu’elle produit à Montréal : Novembre, 2000 Questions, Santé, Montréal la Blanche, Seeds, Import/Export,Sexy béton et The Watershed (Le Partage des eaux). Annabel Soutar est la directrice artistique de la compagnie de théâtre Porte Parole

Avec les Productions Porte Parole, Annabel a créé et produit huit pièces documentaires primées à Montréal, dans la région de Québec et à Toronto à propos d’ambitieux sujets tels que la santé, les bulles financières, la mondialisation, l’agrobiologie et l’immigration. Au fil de chacun des projets, Porte Parole a développé une façon particulière de rendre attirants des sujets sérieux et à provoquer de nouveaux débats dans une société reconnue pour ses dialogues politiques éculés. En 2003, le journal Montreal Gazette a nommé Porte Parole Compagnie de théâtre de l’année. Sa pièce Seeds a été nommée Meilleure production anglophone par l’Association québécoise des critiques de théâtre et a été mise en nomination pour plusieurs prix MECCA et deux prix Masques en 2005. En 2011 sa pièce Sexy béton était finaliste pour le Prix Michel Tremblay, un prix décerné par le CEAD pour le meilleur texte joué en 2010-2011 au Québec.

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Dana Michel

Dana Michel est une chorégraphe et artiste de performance basée à Montréal (Canada). Avant d’entreprendre, à la fin de la vingtaine, le programme de danse contemporaine du BFA de l’Université Concordia, elle travaillait comme directrice du marketing, faisait de la compétition en course à pied et jouait au football. En 2011, elle eut l’honneur d’obtenir une bourse « danceWeb », ce qui lui permit de poursuivre ses recherches au ImPulsTanz à Vienne (Autriche).

Sa pratique explore les multiples facettes de l’identité à travers l’improvisation intuitive. L’artiste met de l’avant des notions d’alchimie performative et de bricolage post-culturel, utilisant le moment présent, l’appropriation d’objet, l’histoire personnelle, les désirs futurs ainsi que les préoccupations actuelles, de manière à créer une dynamique centrifuge empathique entre elle et son public. La meilleure façon de décrire son travail récent est possiblement d’examiner ses influences : cinématographie lucide, sculpture vivante, comédie acrobatique, excavation psychologique, commentaire social déconstruit, logique boulimique du Hip Hop et naïveté enfantine.

Les productions de Dana Michel ont été présentées en Amérique du Nord (Montréal, Québec, Toronto, Boston, Salt Lake City et New York) et en Europe (Autriche, Belgique, Serbie et Suisse). L’utilisation d’espaces tant traditionnels que non-traditionnels est un facteur-clef lors de la phase créative de son travail.

Au cours des neuf dernières années, on lui a décerné le prix de « Meilleure production en danse » du Fringe Festival de Montréal (2005), le titre de « Meilleure chorégraphe émergente » du Globe and Mail (2006), et elle a été élue sur la liste des dix meilleures chorégraphes de l’hebdomadaire Montreal Mirror (2007, 2008 et 2009). La version filmée de son solo the greater weight a remporté le Prix du jury pour la « Meilleure performance féminine » au Festival international InShadow de Lisbonne (2009).

Au Festival TransAmériques (Montréal) en 2013, la première de son plus récent solo, Yellow Towel, a été reçue à bras ouverts par la critique. Le spectacle a été recensée parmi le « Top cinq » de l’hebdomadaire Voir (Montréal) et du « Top dix » du Dance Current Magazine (Canada). Également, Yellow Towel a été décrit par le New York Times comme étant l’une des oeuvres les plus intéressantes du American Realness Festival (New York) de 2014.

En août 2014, le directeur du festival ImpulsTanz de Vienne honorait Dana Michel d’un prix créé spontanément pour souligner l’excellence de sa production artistique.

<< …Une artiste sans compromis qui ose inventer son propre langage.>>
(P. Couture and E. Pépin, Voir, 2013)

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Philippe Boutin 

Diplômé en interprétation à l’Option-Théâtre du Collège Lionel-Groulx en 2013, primé de la Bourse d’excellence, Philippe Boutin n’a pas attendu la remise des certificats pour se lancer dans le métier avec aplomb. Danseur dans la troupe Dave St-Pierre depuis 2012, Philippe a signé sa première création (texte et mise en scène) avec Détruire, nous allons, spectacle à grand déploiement réunissant quarante comédiens et danseurs sur un terrain de football, œuvre présentée en mai 2013, lors de l’ouverture du OFFTA, puis dans le cadre du 25e anniversaire du Théâtre de la Ville de Longueuil. Il signe sa première mise en scène d’opéra Le Vin Herbé de Frank Martin, produit par BOP à L’Arsenal en juin 2016, et il présentera sa nouvelle création Being Philippe Gold à la salle Fred-Barry en janvier 2017.

Au théâtre, on a pu le voir dans la distribution des Zurbains 2014, présenté par Le Clou, dans Koalas et Les Dévoilements simples de Félix-Antoine Boutin, dans le Cabaret Gravel présenté à l’Usine C, ainsi que dans Révolution à Laval dans une production du Théâtre PÀP, mise en scène de Sébastien Dodge.

Prochainement il sera de la distribution de la Logique du pire d’Étienne Lepage présenté à La Chapelle en novembre 2016, et dans les Nuits Frauduleuses mise en scène d’Alix Dufresne, présenté au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui en avril 2017.

Au cinéma on peut le voir dans King Dave, une adaptation de la pièce d’Alexandre Goyette réalisé par Podz.

Sportif dans l’âme et poète du cœur, Philippe se compte parmi ces jeunes travailleurs de l’art aux multiples intérêts ; comédien, auteur, metteur en scène, danseur et rêveur, parmi ces titres à son actif, Boutin préfère de loin, celui de Samouraï de l’amour.

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