Dans sa dernière pièce The dog days are over, le chorégraphe belge Jan Martens nous propose une variation sur le thème du saut. Les huit danseurs bondissent sans s’arrêter, en totale synchronisation, accompagnés par le battement régulier de leurs baskets sur le sol.

La répétition incessante du mouvement et la complexité de la performance laissent transparaitre la  fragilité des corps. Au fil de la pièce, les corps se tendent et les gestes deviennent imprécis, révélant l’humain sous l’interprète.

Cette chorégraphie effrénée se laisse alors voir tantôt comme une transe hypnotisante, tantôt comme une mécanique répétitive éprouvante, questionnant ainsi notre place de spectateur et l’idée même de représentation.

Pauline Mallemanche