EXPOSITIONS

Dans une perspective de complémentarité artistique, l’Usine C accorde une place importante à la diffusion des arts visuels.

SAISON 17/18

Clic (Louis-Alexandre Cliche), du 24 août au 5 octobre 2017

« Les yeux sont le miroir de l’âme ». Mais si, comme Œdipe, je les extirpe, qu’en reste-t-il ? Des bras, des jambes, des lèvres, un corps ; beaucoup plus expressifs et révélateurs qu’un regard. Clic a d’abord étudié l’art dramatique avant de se diriger vers les arts visuels et graphiques. Ses collages faits main, tout comme la publicité d’hier et d’aujourd’hui, objectifient les humains ou humanisent les objets.

« Autoportrait », crédit : Louis-Alexandre Cliche

SAISON 16/17

Sel et Vinaigre, du 12 septembre au 7 novembre

C’est depuis la fin des années ‘90, que Melissa Di Menna et Julien Bakvis travaillent en étroite collaboration sur divers projets.

Leurs débuts se font en bande dessinée indépendante et en autopublication sous l’appellation Les Productions Sel & Vinaigre. Quelques parutions ont vu le jour: Katshup, L’Orteil Bouilli, Boudin Latex, Salive Machine. Au fil des années, ils se consacrent de plus en plus à l’illustration et enfin, à l’estampe. Parallèlement à leurs études universitaires en Beaux-Arts, ils fondent, en 2002, leur premier atelier de sérigraphie.

Aujourd’hui, l’atelier Sel & Vinaigre est situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve (Montréal, Canada). Le duo y conjugue à la fois travail et production artistique.

Vous les avez peut-être déjà rencontrés lors d’événements auxquels ils ont participé: Expozine, Puces Pop, Renegade Brooklyn.

Daniel Erban, du 23 novembre au 9 janvier 2017

Né en 1951, Daniel Erban vit et travaille à Montréal. Il a exposé ses œuvres en solo à de nombreuses reprises et participé à plus de 200 expositions de groupe ainsi que nombre de biennales internationales d’estampe.

Avec l’exposition «Dehuman», ses œuvres seront vues à travers le Canada (2006 à 2008) en compagnie de celles d’Ed Pien et de Balint Zsako. En 2010, il était invité par la galerie Pierre-François Ouellette à prendre part à l’exposition «Frontières fluides», consacrée à l’aquarelle contemporaine.

On retrouve ses œuvres dans plusieurs collections privées canadiennes et européennes ainsi que dans les collections publiques du Musée National des Beaux-Arts du Québec, de la Bibliothèque Nationale du Québec, de la Banque d’œuvres d’arts du Canada, de la Edmonton Art Gallery et de l’Université du Nouveau Brunswick.

On peut voir le travail de l’artiste à la Galerie Robert Poulin (Montréal).


Daniel Erban ne fait pas dans la dentelle; livré à forts traits et sans esquisse préliminaire, le geste de l’artiste est net et incisif, sa touche brutale et directe. Son univers instinctuel et primitif déborde de violence et de sexualité déchaînée, il allude à notre cerveau reptilien et nous rappelle le côté sombre de notre humanité, de notre réalité, de l’actualité.

En faisant usage de la laideur, Daniel Erban provoque le spectateur et l’oblige à réagir; ses dessins, qui dépeignent la misère et le mal qui affligent nos sociétés, ne laissent personne indifférent.

Mathieu Laca, du 9 janvier au 27 mars

Mathieu Laca est né à Laval en 1982. À l’âge de 17 ans, une première série de ses œuvres est exposée en contexte professionnel à la Maison des Arts de Laval. En 2002, il reçoit le Prix du conseil de la culture de la ville de Laval et est sélectionné par Marc Séguin pour prendre part à l’exposition collective Génération Montréal où est réunie la crème de la jeune peinture montréalaise. Laca obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia en 2005.

Il a présenté son travail en solo à la galerie L’espace contemporain à Québec (2010), à la galerie Patrick John Mills à Ottawa (2011) et à la galerie Modulum à Montréal (2012 et 2013). Il est présentement représenté par la galerie Alpha à Ottawa. Ses œuvres font partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Norvège, en Espagne, en Allemagne et en Israël.


« J’aime la peinture qui me cloue sur place, me happe, captive l’esprit autant que le regard. J’aime les peintres figuratifs qui suggèrent plus qu’ils ne décrivent. Ils opèrent des portraits déconcertants, déformés par l’excès, comme vus sous l’emprise de quelque philtre. Leur technique peut sembler à prime abord déconcertante : éclaboussures, raclages, dégoulinures, empâtements monstrueux. C’est un festin pour l’œil, une expérience que l’écran d’ordinateur, avec ses pixels lumineux, arrive difficilement à rendre. C’est tactile. Le but n’est pas la démonstration d’un quelconque brio mais plutôt la découverte d’une nouvelle vision de la réalité, un nouveau chemin vers celle-ci. Un art tissé par le langage cru de l’émotion, plus sincère parce que plus intime; on est loin de la décoration. S’il se dégage une certaine violence de cette démarche, c’est surtout parce que les conventions sont mises à mal. Le confort de nos habitudes visuelles est chamboulé. On ne détourne pas le regard de ces toiles sans reprendre légèrement son souffle, avec la forte impression que la vie est soudainement plus intense. Depuis mon adolescence, j’aspire à être de ces peintres. Chaque jour. »

Expo Photo-journalisme de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec ( FPJQ ), du 31 mars au 1er mai

Les photographies finalistes et gagnantes du Prix Antoine-Desilets

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec et son comité photo sont fiers de présenter l’exposition des photographies finalistes et gagnantes du Prix Antoine-Desilets 2016, le prix des meilleures photos de presse de l’année au Québec.

Le prix Antoine-Desilets a été lancé en 2005 pour reconnaître la haute qualité de la production photographique québécoise. Il présente au public les meilleures photographies de presse de l’année au Québec.

Les photos sont regroupées en sept catégories : Arts et spectacles, Enjeu contemporain, Nouvelles, Photoreportage, Portrait, Sports et Vie quotidienne. Les photos présentées ici ont été publiées ou commandées par une entreprise de presse ou font partie du projet personnel d’un photographe. Le jury du prix Antoine-Desilets était composé de Moe Doiron, directeur photo au Globe and Mail, Olivier Laurent, directeur du Lightbox, le site de photographie du Time Magazine à New York , et Ann Ross, responsable des recherches visuelles multiplateforme au magazine Châtelaine.

Antoine Désilets est reconnu comme le «père» de la photo de presse au Québec. Il a été photographe à La Presse des années 60 aux années 80. Ce prix, qui porte son nom, est un hommage que nous lui rendons.

Francis Marin, du 2 mai au 19 juin

Par la photographie, Francis amorce un dialogue avec le regardeur. Sa démarche est résolument inclusive : l’art doit «parler» au visiteur. Et celui-ci doit pouvoir réagir.

Avec L’ÉLOGE DE L’USINE, il livre l’opus 15 de la série EXPÉRIMENTART : un projet artistique visant la découverte du lieu, l’expérimentation personnelle de l’art contemporain et la médiation culturelle.

EXPÉRIMENTART propose une exposition photo utilisant le lieu même de l’exposition comme sujet et objet / une relecture de l’espace / une recherche visuelle de l’esprit des lieux / un questionnement / une manifestation d’Art in situ…. Pour la redécouverte du lieu et du moment (hic et nunc).

Trop souvent, nos préoccupations quotidiennes nous absorbent et nous coupent de l’expérience immédiate. Même en allant au théâtre, même en visitant une exposition! EXPÉRIMENTART est l’occasion de recentrer l’attention sur ce qui est : VOUS, ICI ET MAINTENANT.

Comme l’écrit si justement Éric-Emmanuel Schmidt : À première vue, on ne voit rien.